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Pensées du jour

Le Coin Presse

 

Retrouvez ici les interventions de Tyz' dans la presse écrite, web, radio et télévisée depuis 2012 au travers de ses activités liées à la musique, aux conférences, au zen, au bénévolat.

Journal de l'Île de la Réunion du 22 novembre 2016 (Chronique de Ti Yab Zen sur l'observation bienveillante)

Journal de l'Île de la Réunion du 31 octobre 2016 (Chronique de Ti Yab Zen sur la non violence)

Journal de l'île de la Réunion du 20 octobre 2016 (Fête de la Communication Non Violente: atelier slam et conférence)

Journal de l'Île de la Reunion du 25 septembre 2016 (Semaine de la non violence 2016: conférence, concert, enseignement zen, méditation)

Interview de Ti Yab Zen sur  Télé Kréol le 22 septembre 2016 (Musique, zen, conférence)

Journal Le Quotidien de la Réunion du 22 Juin 2016 (Concert Fête de la Musique)

Interview réalisée par Radio Pikan le 26 février 2016 (Zen : Présentation de l'association Zazen Réunion)

Journal Le Quotidien de la Réunion du 16 septembre 2015 (Zen : Inauguration de Zendo La Kour)

Reportage du Journal Télévisé Antenne Réunion du 12 mai 2015 (Zen : à la plage et Musique : au conservatoire)

Journal de l'Île de la Reunion du 3 mai 2015 (Zen : Wesak 2015)

Reportage au Journal Télévisé union Première du 2 mai 2015 (Zen : Wesak 2015)

Journal Le Quotidien de la Réunion du 27 avril 2015 (Zen : Wesak 2015)

Reportage au Journal Télévisé Réunion Première sur SOS Solitude du 19 février 2015 (Bénévolat : Aide à la personne)

Reportage du Journal Télévisé Antenne Réunion du 19 février 2015 sur SOS Solitude (Bénévolat : Aide à la personne)

Ti Yab Zen avec ses musiciens à la Journée de la Fraternité du 28 septembre 2014 organisée par le GDIR 

Journal de l'Île de la Réunion du 11 mai 2014

Ti Yab Zen dans le Journal Le Quotidien du 11 mai 2014 (Zen : Wesak 2014) 

Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site Zen.re (Quand la spiritualité influence un rappeur kréol) 

Reportage du Journal Télévisée union Première du 1 février 2014 (Sur les 60 ans de l'Appel de l'Abbé Pierre)

Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site Zen.re (L'instant présent au service de l'altruisme) 

Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site zen.re (Rencontre avec un rappeur réunionnais pratiquant la méditation zen) 

Journal Le Quotidien de la Réunion du 7 mai 2012 (Zen : Wesak 2012, le moine rappeur)

 

 

 

Journal de l'île du 22 novembre  2016

 

Journal de l'île du 31 Octobre  2016 

 

Journal de l'île de la Réunion du 20 octobre 2016

 

Journal de l'île du 25 Septembre 2016

 

 

Interview de Ti Yab Zen sur  Télé Kréol le 22 septembre 2016 

 

 

Journal le Quotidien du 22 Juin 2016 

 

 Interview réalisée par Radio Pikan le 26 février 2016 (Zen : Présentation de l'association Zazen Réunion)

  

Article de journal réalisé par Le Quotidien de la Réunion du 16 septembre 2015

à l'occasion de l'inauguration du Zendo La Kour, le dojo zen de notre association. (Cliquez sur la photo pour mieux lire).

 

 

Reportage du Journal Télévisé Antenne Réunion du mardi 12 mai 2015 sur le Zen et la musique

 

 Article du Journal de l'Île de la Réunion du 3 mai 2015

 

Reportage au Journal Télévisé Réunion Première du 2 mai 2015 sur le Wésak 2015

 

Article Le Quotidien du 27 avril 2015 à propos de la fête du Wésak Réunion

 

Reportage au Journal Télévisé Réunion Première du 19 février 2015 sur SOS Solitude

  

Reportage du Journal Télévisé Antenne Réunion du 19 février 2015 sur SOS Solitude

 

 Ti Yab Zen avec ses musiciens à la Journée de la Fraternité du 28 septembre 2014 organisée par le GDIR 

 

 Ti Yab Zen dans le Journal de l'Île du 11 mai 2014 pour le Wésak

   

 

Ti Yab Zen dans le Journal le Quotidien du 11 mai 2014 pour le Wesak

 

Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site Zen.re en 2014 (Quand la spiritualité influence un rappeur kréol)

 

Reportage du Journal Télévisé Réunion Première du 01 février 2014 sur les 60 ans de l'Appel de l'Abbé Pierre

  

 Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site Zen.re en 2014 (L'instant présent au service de l'altruisme)
 

 

Interview de Ti Yab Zen réalisée par le site zen.re en 2013 

(Rencontre avec un rappeur réunionnais pratiquant la méditation zazen)

 

C’est sur le front de mer de Saint-Pierre que je rencontre pour la première fois, Sébastien Dijoux alias Ty Z’, président de l’association Zazen Réunion, qui s’occupe de promouvoir cette pratique de bien des manières (plus d’infos sur l’association ici).

Je m’attends à rencontrer un moine comme on peut l’imaginer (ah les préjugés !), mais c’est un ti ga la kour en jogging casquette qui se présente.

Sébastien Dijoux Zazen Réunion

Bonjour Sébastien. Quelle surprise ! Tu n’as pas du tout le look du moine tel que l’on imagine !

Bonjour Loris, effectivement ! Apparence quand tu nous tiens !! Ne dit-on pas : l’habit ne fait pas le moine ?!

Peux-tu te présenter ?

J’évolue dans le milieu du Hip Hop local depuis une quinzaine d’années maintenant, tantôt comme rappeur et tantôt en organisateur. Notamment au travers des associations, Kolektif Sud, Moovman La Kour (MLK) et Lasours’ Réunion dont je suis un des membres fondateurs. J’ai découvert le Zazen (méditation assise) en lisant « La pratique du Zen » de Maître Deshimaru qu’un ami m’avait prêté en 1997. Pendant longtemps, j’ai pratiqué seul chez moi de temps à autre sur de vieilles couvertures. Il y quatre ans, j’ai ressenti le besoin d’approfondir le sujet et j’ai découvert peu à peu son univers « technique ». J’ai reçu les vœux de boddhisatva l’année dernière avec Maître Kosen au temple zen de Caroux, ce qui signifie que j’ai pris l’engagement de suivre les enseignements du Bouddha.

Que t’apporte concrètement la méditation ?

La pratique assidue de zazen a fait l’effet d’une bombe dans ma vie de tous les jours. J’ai compris que c’est en ne cherchant rien que l’on obtient tout. Que c’est en lâchant prise que nous devenons véritablement libre. La méditation permet de retrouver quelque peu ton âme d’enfant. Cette âme ôtée de tous ses masques qui vit totalement dans le moment présent. Quand tu grondes ton enfant, il pleure. Si 5 minutes plus tard, tu ris avec lui, il va faire de même car son petit chagrin à cet instant aura disparu. Il n’aura plus lieu d’exister. Un enfant est donc pleinement éveillé au moment présent. Ce qui est arrivé hier n’existe plus et ce qui arrivera demain n’existe pas encore. C’est pour ça qu’un enfant est en général toujours heureux. Hélas lorsque l’on grandit, tout devient différent. Ce qui est passé hier est encore présent dans notre esprit, surtout lorsque cela touche notre petite personne. Nous sommes tracassés pour l’avenir alors qu’il n’est pas encore là. La méditation nous permet de revenir ici et maintenant, c’est à dire de réunir notre corps et notre esprit au même endroit. Bien que cela paraisse extrêmement simple ou naïf pour certains, il s’agit là d’une vraie révolution intérieure. En étant véritablement présent dans l’instant, nous devenons disponibles pour soi mais surtout pour les autres.

N’est-ce pas ennuyant et triste de s’asseoir seul devant un mur et de plus avec des habits noirs ?

En effet, vue de l’extérieur, la pratique dans un dojo peut paraître austère. S’asseoir sur un coussin à l’heure des nouvelles technologies paraît inutile.

Comparez la cours de récréation d’un collège ou d’un lycée il y a 20 ans et maintenant. Quelle différence y a-t-il selon vous ? Il y a 20 ans, les jeunes discutaient, s’amusaient entre eux en face à face sans interface. Maintenant, ils sont tous la tête penchée sur leur smartphone à soi-disant « communiquer ». Dès que la cloche sonne (si ce n’est avant, en classe !!), clic clic pour voir si quelqu’un nous a fait signe. Je vous parle des jeunes mais nous sommes tous devenus comme ça. Nous avons tous ce besoin de vouloir plus, et toujours plus comme s’il s’agissait d’un remède pour combler le vide qu’il y a en nous, pour ressentir ce besoin d’être aimé, cette sensation que quelqu’un pense à nous. Cela nous montre que nous sommes perdus dans l’attachement, les désirs et que nous sommes esclaves de nos émotions.

Donc oui, s’asseoir devant un mur peut paraître complètement fou au 21ème siècle mais il s’agit d’une solution pour apprendre le détachement, pour apprendre à se reconnecter avec notre nature profonde présente bien avant l’avènement de Facebook ! Les habits noirs quant à eux n’ont rien à voir avec un « dark side » ou le monde gothique ! Ils ont l’avantage d’être neutres et de ne pas attirer l’attention dans le dojo. Imaginez-vous avec une personne habillée en rose fluo assise à votre gauche et que vous percevez dans champ de vision. Difficile de se concentrer dans ces cas-là !

Comment trouves-tu le juste milieu entre le zen et le rap ? N’y a-t-il pas conflit entre les deux pratiques ? Comment gères-tu cela ?

Il est vrai que l’arrivée permanente de zazen dans ma vie aura été une vraie remise en question sur ma façon d’aborder la musique. Je me suis d’ailleurs posé la question si je devais continuer ou pas. Le parcours de Fabe et Diam's qui ont tout arrêté pour leur religion m’a d’ailleurs beaucoup interpellé. J’ai toujours privilégié une écriture engagée dans le sens de dénoncer, d’extérioriser ce sentiment d’injustice envers la société, le gouvernement et tout ce qui me paraissait anormal. Le rap a toujours été une sorte d’exutoire où je pouvais pleinement exprimer ma rage intérieure. Bien que certains sujets furent délicats à traiter, les valeurs positives de la culture Hip Hop ont toujours eu une place primordiale dans notre musique et nos actions. Solidarité, respect, entraide, paix, amour sont les fondements de l’état d’esprit depuis mes débuts en 1997.

La pratique de zazen m’a permis de pacifier mon écriture. Les enseignements ont forcément eu un impact profond et contribué à aborder les thèmes sous un nouvel œil mais le fond reste le même. Être bouddhiste ne signifie pas être parqué au fond d’un dojo ou d’une grotte et ne rien faire d’autre de sa vie. Au contraire, c’est dans la vie réelle (je veux dire par réelle, la vie de tous les jours) que les enseignements prennent tous leurs sens.

Maître Deshimaru (celui qui a fait connaître le zen en France et en Europe) a d’ailleurs travaillé toute sa vie, avait une vie de famille et s’est vu refuser l’ordination de moine par son maître jusqu’à l’aube de sa mort.

Au final, il n’y a pas de conflit entre les deux pratiques mais plutôt une complémentarité. L’enseignement principal de la méditation est d’apprendre à vivre pleinement l’instant présent et de moins souffrir. Elle est donc faite pour tous les êtres humains sans distinction de profession, d’origine ou de rang social.

En parlant d’enseignements, peux-tu en nous dire plus ? Le bouddhisme est-il une religion ou une philosophie ?

Le point commun de toutes les écoles bouddhistes concerne le problème de la souffrance, du mal-être. Certains pensent à tort que le fait d’accepter la souffrance est une réaction négative et pessimiste. Pour bien comprendre, je vous propose d’énumérer les Quatre Nobles Vérités que le Bouddha nous a transmis après son éveil.

Premièrement, il nous dit que la souffrance existe depuis notre naissance et qu’elle touche tout le monde au-delà des clivages sociaux. C’est un constat que nous pouvons tous vérifier dans nos vies.

Il nous dit ensuite que si la souffrance existe, il y a donc forcément une origine, un début à cette souffrance. C’est donc la seconde vérité.

S’il y a une origine, il y a forcément une fin, une possibilité qu’elle s’arrête quelque part, donc de la faire cesser. C’est la troisième vérité.

Enfin, pour la faire cesser, il existe une voie à suivre qui est la pratique de la méditation et de l’application de l’Octuple Sentier orienté sur la compréhension, la pensée, la parole, l’action, les moyens d’existence, l’effort, l’attention et la concentration juste. Quand on parle de juste, cela signifie qui ne crée pas la souffrance.

Le bouddhisme recherche donc l’extinction de la souffrance, donc le bien-être, le bonheur de tous. Vu de cet angle, il n’y a rien de religieux car il s’agit avant tout de mise en pratique d’une technique de bien-être. De plus, lorsque l’on prend les vœux lors de l’ordination, nous recevons dix préceptes que l’on nomme aussi les dix bons chemins de l’acte. Trois d’entre eux sont pour les actes corporels, quatre pour les actes vocaux, trois les actes mentaux. Les trois derniers préceptes sont pour les trois poisons de l’esprit que sont l’avidité, la haine et l’ignorance. Ils préconisent en fait de ne pas mentir, ne pas voler, ne pas tuer, ne pas malparler des autres, ne pas se valoriser en blâmant autrui, ne pas avoir d’inconduites sexuelles, ne pas s’obscurcir l’esprit – notamment avec des drogues ou de l’alcool – réaliser l’harmonie en évitant la colère, de donner et enfin de ne pas souiller notre Bouddha intérieur, les enseignements et la communauté.

Vous pouvez constater qu’il s’agit avant tout de valeurs humaines bien au-delà des religions. Toutes les religions divulguent ces valeurs à leur manière. Les Dix Commandements par exemple se rapprochent beaucoup de ces préceptes. Le zen Soto est une religion dans le sens où il nous relie aux autres et à l’ordre cosmique. Il est selon moi tout à fait possible d’être issu d’une autre confession religieuse et de pratiquer zazen.

Dans le dojo, il y a quand même certains rituels spirituels pour ne pas dire religieux. Par exemple, lorsque vous vous prosternez. Le Bouddha est-il votre Dieu ?

Très bonne question ! Le Bouddha ne s’est jamais considéré comme un Dieu mais comme un enseignant. C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré dès le départ. Il nous a dit de nous comporter comme Saint Thomas, celui qui ne croit que ce qu’il voit. Il ne nous a jamais demandé de croire en ce qu’il dit mais de l’expérimenter par nous-même. Il était donc plus dans la peau d’un scientifique, d’un rationaliste que d’un dieu. C’est ce point que j’ai trouvé génial. En gros, si tu veux connaître, tu prends un coussin et adoptes une posture bien précise. C’est tout ! C’est d’ailleurs ce que j’ai fait depuis plus de dix ans, seul devant le mur de mon salon !

Comme beaucoup de débutants dans la méditation, le côté rituel peut quelque peu freiner…

Comme nous ne considérons pas le Bouddha comme un Dieu, il faut savoir que nous ne pratiquons pas la dévotion. Nous ne croyons pas en lui mais expérimentons ses enseignements. Lorsque nous nous prosternons, nous le faisons en respect pour nos maîtres spirituels (ceux qui ont contribué à amener l’enseignement jusqu’à nous), notre famille ancestrale (car c’est grâce à eux que nous sommes ici aujourd’hui), nos amis, nos ennemis (ils sont l’opportunité de nous faire avancer sur la voie en appliquant les enseignements) et notre Bouddha intérieur.

Une séance de zazen comprend en général une méditation assise de 40 minutes suivie d’une méditation marchée de 5 à 10 minutes suivie d’une autre méditation assise de 40 minutes pour finir sur 5 minutes de rituel. Vous pouvez constater que le temps consacré aux rituels est très court. Il n’est d’ailleurs imposé à personne.

En quoi consistent exactement vos rituels ?

Nous récitons donc le sutra de la Grande Sagesse (Hannya Shingyo) qui est en vieux chinois et repris dans tous les dojos zen Soto du monde. Une traduction est d’ailleurs toujours jointe au texte original pour permettre à tous de comprendre sa signification. Nous récitons ensuite les Quatres Vœux du Boddhisattva puis réalisons trois prosternations. Nous finissons alors par un salut aux pratiquants présents.

Comme beaucoup, j’aime comprendre ce que je fais. Faire des gestes, réciter des sutras juste pour faire bien et comme les autres sans en comprendre le sens me rebute. Cela vient du fait que j’ai pratiqué pendant près de dix ans seul avec comme unique support la posture du lotus décrite dans un livre. Ma vision a évolué lorsque j’ai commencé à comprendre la signification des rituels et ressenti le besoin de m’engager officiellement sur le sentier en recevant l’ordination.

Comment mets-tu en pratique les enseignements dans la vie de tous les jours ? Et quels sont les bienfaits concrets que tu as pu constater ?

En restant naturel tout simplement. En essayant de ne pas créer plus de souffrance qu’il n’en existe déjà. En étant à l’écoute de mon prochain dans les bons et mauvais moments. En essayant d’éteindre l’étincelle de la colère quand elle se présente. La respiration en pleine conscience est un bon complément au zazen pour cela. A ce sujet, je me retrouve beaucoup dans les enseignements du maître zen vietnamien Tich Nhat Hanh. Je fais aussi partie de sa communauté locale mais c’est un autre sujet ! Zazen nous apprend à ne pas nous attacher à nos pensées, nos émotions, à les laisser passer qu’elles soient bonnes ou mauvaises. On les compare souvent à des nuages qui passent dans le ciel car ils représentent l’impermanence. C’est un très bon exercice qui contribue à notre bien-être dans notre vie de tous les jours. Lorsqu’une émotion négative se présente, nous avons deux possibilités qui s’offrent à nous. Soit nous nous laissons envahir par elle et réagissons sous sa contrainte comme si elle avait pris possession de tout notre corps et notre esprit. Soit nous prenons conscience de son impermanence et décidons ne pas la laisser prendre la place. Dans le premier cas, l’étincelle se transforme en incendie et crée irrémédiablement de la souffrance. Dans le second, nous l’arrosons avec l’énergie de la pleine conscience et de la compassion. La pratique du zen nous amène à choisir l’option 2 qui favorise l’extinction de l’étincelle avant que ne se manifeste l’incendie. Il s’agit d’un bien fait très utile et concret pour notre bien-être et celui des autres. Nous avons énormément d’opportunités de mettre en pratique la pratique chaque jour, notamment dans nos rapports avec les autres. D’ailleurs, plus nous avançons sur le sentier et plus nous avons tendance à nous orienter vers des activités qui viennent en aide, qui rendent service à notre prochain.

Pour ma part, je récolte ses fruits à chaque instant. C’est fou de se dire que c’est en lâchant prise que l’on obtient tout. Que c’est en pratiquant le non faire que l’on devient libre. Lorsque l’on cesse de toujours vouloir, nous n’attendons plus rien. Nous sommes libres. Et lorsque qu’un bienfait arrive, nous l’accueillons avec joie. Et lorsqu’une épreuve se présente, nous savons qu’elle aura forcément un enseignement à nous apprendre.

J’ai pu constater une harmonisation et une pacification générale dans mes rapports avec ma famille et mes amis. Au final que du bonheur !!!

Où peut-on pratiquer le Zazen à la Réunion ?

Il existe plusieurs lieux où l’on peut pratiquer à la Réunion dont notre dojo à Saint-Louis où le moine Zen, Gilles Katchenco nous guide lors de sessions hebdomadaires, le jeudi soir à partir de 18h. Nous organisons aussi régulièrement des évènements ouverts aux débutants. Plus d’informations sur notre blog. Rejoignez également les amis de Zazen Réunion sur Facebook.

Merci Sébastien pour cette entrevue qui éclairera sans doute bon nombre de personnes sur la pratique du Zazen et du Bouddhisme Zen en général. Le mot de la fin ?

Après la pluie, revient forcément le beau temps !!! Donc vive la vie !!! Et portez-vous bien. 

 

Interview réalisée par Loris de zen.re

 


Article dans le Journal Le Quotidien du 7 mai 2012 sur le moine rappeur dans le cadre du Wésak 2012