La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Pensées du jour

Cahier de textes

Cahier de Textes

 

 

Pour que cessent les larmes

Les vraies valeurs de la vie, on a tendance à les oublier,

Se dire qu'ici on a tout, on oublie la base d'être en paix,

J'écris sans calculer, sans reculer, sans roucouler,

Prends les expériences du passé,

Qu'il soit une force, une occasion de me racheter,

 

J'médite, j'te donne ce qu'j'ai,

Au fond rien qu'des pensées écrites d'un seul jet,

Une passion pour cette musique sur le trajet

Pour cette culture, ces pass pass, ces lettrages j'ai,

Un jour pris ce mic sans outrage et,

Pris la décision de m'engager,

De faire passer le message sans jamais me décourager,

Voir toute cette jeunesse motivée ne fait que m'encourager j'ai,

Pris de l'âge mais garde ma rage, sur les beat continue de jouer.

 

Doit-on prendre les armes pour que cessent les larmes,

Babylone nous charme,

Doit-on vendre nos âmes pour que cessent les larmes,

Entre les hommes et les femmes

 

Terla mi pass, fé in passaj,

Mélanj la rass, alé fé in brassaj,

Mon nasion res in examp de metissaj,

Lut' kont lo rasism a traver les aj,

Dan 100 an mi sra pu la mé dan in not passaj,

Instan prézan, va i, mark lé zaj,

Inspir les mc à l'esprit saj,

Si l'harmonie est utopie, la violence, elle, s'élargit, se propage,

A travers le temps et les âges.

 

Voilà pourquoi bien souvent j'me dis,

 

Doit-on prendre les armes pour que cessent les larmes,

Babylone nous charme,

Doit-on vendre nos âmes pour que cessent les larmes,

Entre les hommes et les femmes

 

Sa zistwar in moon san zistwar té aprési,

Té i èm la vi, té i èm fé ri,

Tout' do moon té i èm a li,

Dan son kour lu té lo dany boon péi,

 

Outé koné ga la ou? siii marmay la, tér res par la ba..

 

Tanzantan lo swar lu té sa la boutik bwar dé kou,

Istwar fé in pe l koon, kasékui é fé l'fou,

Dan in vié leur kan lambians i komans' bek an saloon,

Lu di hasta la vista mi sa ral su in kokoun,

 

Su somin son kaz, lu krwaz in troupo zen ti ga an plèn ri,

Bouskil a i , rant su i, agress a i,

Dan zot léfé za totoch a li,

Malgré samu la ni,

Trwa zour apré i a parti,

Lo bann ga la fui,

 

Sa zistwar in moon i pe parèt a ou banal,

In simp fé diver, in zistwar an plis dan ton journal,

Jour la domin reskap a ou ou va oublié,

Mé dan' la kour la, po son famy' jour la va res a jamé gravé,

Marmay la lé mor po in zistwar insansé.

 

 

Zistwar éfasé 

Notre système veut ,

Que l’histoire efface les traces de nos vieux,

Qu’elle efface peu à peu les vœux de ceux qui se sont battus pour que l’on vive mieux,

A tous ces hommes et ces femme de valeur,

Qui ont voulu changer le monde,

Avec leur force, leur foi et leur cœur,

Ceux qui ont voulu pour nous une autre vie,

Loin du pouvoir de l’argent et de sa philosophie,

A tous ceux qui luttent pour plus d’égalité,

Qui usent de leur esprit de dualité pour militer,

La connaissance,

Est une arme il est vrai,

Mais à quoi bon connaître sans spiritualité,

Sur les bancs de l’école on t’apprend à compter et à lire,

A devenir un mouton, te résigner à ne rien dire,

On t’apprend que le pouvoir de consommer est un paradis,

Qu’il est mieux d’être un tyran qu’un Gandhi aujourd’hui,

L’histoire nous enseigne que ceux qui l’écrivent ne sont pas toujours les mieux placés,

Que beaucoup de nos vérités seront cachées à jamais,

L’histoire nous enseigne que bien souvent, elle est écrite par les blancs,

Que la plupart de nos dirigeants n’ont que faire du peuple et de leurs petites gens,

Tous ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir, le territoire, la gloire et l’argent,

Alors comprends, pourquoi les révolutions de 89 ou 68,

Seront bannies à jamais en l’an 2008.

 

A l’aube d’Internet

 

Mes frères et sœurs,

Développons-le bien,

Donnons-nous les moyens,

D’être à la hauteur,

Si chacun d’entres nous faisait un peu,

Ce monde de fou ne serait-il pas mieux ?

Certains de nos enfants volent, violent, en ont ras le bol,

Mais que faites-vous adultes parents ?

Allez-vous laisser faire et faire comme si de rien n’était impunément ?

Mais que fais-tu Président ?

Mis à part te promener dans tous les continents ?

Notre système d’éducation est à revoir,

En l’écrivant je ne fais que mon devoir,

Combien d’entre nous sont représentés dans vos livres d’histoire ?

Comme beaucoup on nous a oubliés… Bizarre ???

Le colonialisme n’a en fait jamais cessé d’exister,

Il est dans la nature de l’homme, qui de tous temps, imposa par la force,

Sa culture, sa présence, ses croyances,

Traitant les peuples comme des êtres sauvages sans importance,

Quand on pense à toutes ces offenses, à tout ce carnage, et ça,

On te l’explique à quelle page de ton livre,

Les indiens vivent en minorité et luttent pour survivre…

Sans aucun respect pour son prochain, l’homme super conquérant se déclara Dieu vivant,

Exploita l’Afrique, exporta les africains,

Au Vietnam, qu’ont fait les américains ?

Et en Australie, combien

D’aborigènes sont en manque d’oxygène ?

Hitler tua combien de gens parce qu’ils étaient différents ?

 

L’homme veut conquérir la planète,

Tout se mondialise, y a quelque chose de pas net,

À l’heure d’Internet y a plus besoin d’armes,

Le charme de l’argent,

Fait capituler le plus redoutable des conquérants.

 

Macdo, Coca, Marlboro s’installent à travers le monde,

Une seule manière de s’habiller,

Une seule manière de consommer,

Tout pour le pouvoir du billet.

           

TYZ’ MLK04

Est-ce qu’on va changer le monde ?

 

Kwa i res  a moin po dir jordi si nou fé lo konsta ?

Hip Hop non stop mais où ça nous mènera ?

97 i komans mon konba,

Pa gran soze dan lasièt mé lé ga lavé la fwa,

Na dfwa dan sité Araucaria, mi té mand' a moin….

Est-ce qu’on va changer le monde ?  J’crois pas,

Est-ce qu’on peut changer notre monde ? Ça  j’y ai foi,

J’suis pas politicien mais y a pas besoin d’être opticien pour voir,

Que beaucoup de directions politique sont à revoir,

On éduque nos jeunes pour que plus tard, ils aillent s’asseoir… Ah la belle histoire ! Que d’espoir...

Tout’ fason ou koné nou invent pa rien,

Nou done a zot lé fé,

A ou mem agard lo monde bien é di a moin

Dopui moyin az,

O fon kwa la sanzé ?

San moyin fo pran kouraz,

Lé ankor pli danzéré si ou lé étranzé,

Lo drwa la famm lé touzour bafoué,

In kour an o i kontrol lo peup dan lé ba

Kombien larzan zéta i vote po larmeman ?

I investi dan teknoloji dernié kri po tu do moon propreman,

San négosiasion au nom di bien é de larzan,

San konpasion po bann sivil mor inosan.

Lo mond la lé injist,

Pourtan do moon i persist,

Dan péi pov, loksidan i viv kom dan un paradi,

Anfin... ou koné... na un tralé va touzour ralé,

Na un tralé po zot, va touzour alé,

Agard koté dnou dan la zone lé alarman,

Do moon i lit’ po fé viv zot famy’ désaman,

Kombien marmay i mor,

Par rapor son famy' na poin larzan ?

 

Tyz’ MLK04

Fo nou évolu 

Frères et sœurs, fo nou évolu,

Ce monde immoral l’avons-nous voulu ?

Po nout désandans mi vé un mond d’égalité,

Po mon désandans mi vé un mond de respect,

 

Sakin son rolizion, sakin son konviksion mé bon,

A kwa bon, si jamais nous appliquons,

Si dessus nous nous tirons,

Un peu de bon… sens,

À quand l’éveil des consciences ?

 

Alon fé pass un bon vibrasion  partou,

Frèr é sèr fé pass lo messaz,

Fass a linjistis nou di non jisko bou,

Frèr é sèr fé pass lo messaz.

  

Mon rèv soré sakin, i sar o bout la sienn,

mêm si oulé dan un ti sité dan malizé,

Sora pi un landikap, ni un lobstakl,

Babylone conditione, fé ke bon dié i pardonne,

Lé bien bone fé lo kèk dan télévizion,

Kan na zéleksion zo na lé solision,

Un dé tazaz de gueul, li peinn ton figir,

Mové prézaz an grin, po nout lavenir,

Mé di a moin frèr ?  kwa i vé dir ?

 

Un lueur espwar nou iémré doné,

La vré vi, lotantisité, lé dovan nou fo pa oublié,

Mi aprési sak linstan, sak soley lévé,

Dopui tou ti nou na problem, le kom sa,

Riss, pov, zèn, vié,

Sakin son krwa, sakin son traka,

Nout tout ter la un zour va alé…..

É la sra pi lèr po plèr rogré,

Astèr mi konstat, nout tout i pans parey,

Done lo méyer d’nou mèm, sort dan somey.

 

Tyz’ MLK04

Avoir la chance 

La feuille d'un MC le reflet de son esprit,

Alors pourquoi j'irai faire du zouk ou du séga à l'heure d'aujourd’hui ?

 

Ici ça parait plutôt l'enfer que l'paradis,

Quand j' regarde l'actualité des faits divers je m'dis,

 

La terre c'est pas un paradis,

 

Quand des actionnaires foutent en l'air la vie,

De milliers d'ouvriers, d'ouvrières je m'dis,

 

La terre c'est pas un paradis,

 

Si t'es en rade que t'as pas un radis,

Toi même tu te dis,

La terre, c'est pas un paradis,

 

Et malgré les galères, au fond de moi je me dis,

La vie sur terre, c'est bien ici.

 

Que tu sois en l'air ou à la rue,

Les moments de bonheur sont précieux alors mange-les tout crus,

Digère-les quand ça va pas quand tu te sens perdu,

Nourris-toi de cette énergie qui t'habite et rayonne à perte de vue,

 

Chacun dispose d'une mission ici-bas,

Peut-être qu'un jour comprendrons-nous le sens de tout ça,

 

En attendant, avançons positivement parents,

Apportons une bonne éducation à nos enfants,

 

Évitons qu'ils ne deviennent délinquants à peine adolescents,

Montrons-leur qu'il est possible d'être heureux sans,

Être riche forcément,

Que les richesses viennent du cœur… et non de l'argent.

 

Nous nous devons d'évoluer spirituellement,

De jeûner tous ces vices qui nous polluent constamment,

 

Une lutte sans relâche, un jour tu gagnes un jour tu perds,

Le coté obscur reprend les devants tel un bras de fer,

Entre le ying et le yang,

La carabine et le tang,

Bing bang !

 

Et quand j’suis mort, quand j'suis au bord,

Au fond de moi ressurgit,

Cette voix, cette foi, cette poésie qui m'dit :

 

Avoir la chance d'être en bonne santé,

De prendre le temps de respirer,

De m'asseoir en tailleur et de méditer

 

Avoir la chance d'être père,

D'avoir votre sourire,

De voir en vous la lumière,

 

Avoir la chance d'être revenu sur ma terre d'origine La Réunion,

D’avoir fini les galères de la ligne Melun-Gare de Lyon,

D'avoir ouvert mes yeux, de ne plus être un mouton,

 

Avoir la chance d'être bien entouré,

D’avoir des amis sur lesquels on peut compter, même après des années,

 

Avoir la chance d'affronter les problèmes, les surmonter,

De pouvoir affirmer le peu que j'ai,

C’est par la sueur et non la flemme que j' l'ai gagné,

 

Avoir la chance de ne pas subir l'appel de la faim,

De fouiller dans la benne, d'envoyer mendier mes gamins,

 

Avoir la chance que la santé soit bonne,

D’avoir une famille, des amis sur qui j'peux compter, faut avouer y en a pas des tonnes,

 

Avoir la chance roprézant nout ti lil des Dom Tom,

La Rénion na poin rienk volkan ek siklon,

 

Avoir la chance di kreol tir ton chewing gom,

Nou lé pa an oksidan, mem si lé tou kom,

 

Rand a nou ti bout' la ter nout kaz an tol,

Arèt park a nou dan béton parey la jol,

 

Babylone, arèt plant somans la soufrans,

 

Pans nout fitir désandans, po zot poin d'chans,

 

Aprési la natir, viv an armoni,

Sans ton accoutumance.

 

Tyz' 2005

 

 

4Foi en la lumière

 

Au-delà du paraître, nous avons tous foi en la lumière, foi en la prière,

Malgré les galères la vie continue, sur c’beat nou done nout kèr,

« MLK », un même esprit, un même combat, 

«  La pa koméla nou pé larg sa »,

Pour le peuple qui nous écoute, qui nous soutient,

Pour notre famille qui s’demande comment on tient,

S’qu’on fait n’est pas pour notre petite personne,

Mais pour les gens qui apprécient notre musique et trouvent que nos paroles bonnes,

Les vraies valeurs ne doivent pas passer à l’abandon,

Voilà la raison pour laquelle nous nous battons,

Moovman la kour i kour toujour dan la natir,

Combattant de Jah sans détour en avant pour l’futur,

Même si des fois le présent n’est pas rose, faut pas fuir,

Même derrière les barreaux, frèr esay tenir,

Gard espwar,

Un jour soley va lévé ta war….

 

Chaque jour j’ grandis et m’ demande,

Est-ce bien ici le paradis?

Épreuve sur épreuve notre réalité se construit, 

Qu’importe l’âge ou l’endroit où l’on se trouve,

Le fleuve de la vie nous apporte tous des entraves, le destin te l’prouve,

 

Tous, on pousse un jour les portes des enclaves,

Tous, on lutte pour ne pas finir comme une épave,

 

J’ai vieilli et appris,

Que le bonheur n’est pas de vivre dans l’or,

Ou d’espérer une vie meilleure après la mort,

L’important, c’est ici et maintenant dans l’effort,

Tant que la famille a un toit et à manger, on s’en sort.

 

Tyz’ 2004

 

Au nom de ta patrie

J’accuse le gouvernement Sarkozy,

D’être responsable de la mort d'Anthony,

Envoyé en Afghanistan à 21 ans et demi,

Engagé depuis combien ?

A peine un an et demi?

Toutes ces cérémonies ne sont qu'hypocrisie,

Comme si une médaille allait lui rendre la vie,

C’est avant qu'il fallait y penser,

Et on me dit que l'armée s'est professionnalisée?

Depuis la nuit des temps le schéma ne change pas,

Les dirigeants envoient de braves gens au combat,

Se faire tuer pour quelques euros, j'comprends pas,

Engagez-vous qu'ils disaient, vous serez un héros, quoi?

J'espère que votre conscience vous prend le corps,

Oui vous qui avez je ne sais combien de gallons,

Qui avez confié cette mission à des moussaillons,

Les Présidents, les généraux, les colonels, où étaient-ils?

Ceux qui ont pris la décision d'envoyer nos militaires hors de leur terre, en terre hostile,

N'y a-t-il pas assez de problèmes à régler dans nos villes ?

Dis-moi, où étaient-ils?

Ceux qui ont pris la décision d'envoyer notre frère loin de sa terre Réunion, en terre hostile,

N'est-ce pas eux qui auraient dû tomber?

Ceux qui sont dans les bureaux, décident et sont les mieux payés ?

Quand je te dis que le shéma ne change pas,

Le colonialisme tue sous les yeux des caméras,

En ce jour de deuil, regarde la vérité d'un autre oeil,

Si ségo ou chépa qui était passé, ce jour de recueil serait-il arrivé?

Mon frazé n'est que le discours d'une fiction ou réalité?

Peu à peu nous perdons tous nos libertés,

Où est Jack ? La saison 7 depuis 2007 en France est commencée,

Après Logan, c'est Sarko la terreur qu'ils nous faut stopper,

 

Et si tu veux partir,

J' te demande de réfléchir,

J'respecte ton choix, mais j'aimerais de te dire:

 

Au nom de ta patrie tuerais-tu ton père ou ta mère?

Risquerais-tu de te faire tuer pour un salaire au fond de misère ?

Partirais-tu en guerre contre tes propres frères ?

Si la Réunion s'réveille demain pour toi ce serait l'enfer,

Ma patrie, idolatrie de l'individualisation,

La rêverie d'une industrie en quête d'occidentalisation,

Ma patrie veut détruire ma culture Île de la Réunion,

Que mon peuple se perde dans la surconsommation,

Gard Saint Pièr, ièr koman té ver,

Koméla la pièr Babylone i fé l'fièr,

La giny fé lafèr chan d'kan' kont zone komersial,

Ester i kalkil a nou la ba Chatelet les Halles,

 

Tyz'  

In vi i pass vit’

 

Poz su lo mik kom i vien,

In vi i pass vit’ akout bien

An dé tan trwa moovman,ou rotrouv a ou a la rotret’,

San kompran rien,

sak zour mi vielli,

Mi di zordi fo aprésié,

Problem né na , fodra sirpassé,

Tro souvan élas i tourn koté la moné,

Mé kan moin va ariv dan la tomb,  larzan sra pi la,

Di a moin, kwa moin va anmené dan lo dela?

 

Sak zour mi grandi, leskabo lo tan mi gravi,

Fo aprésié sak linstan prézan otan knou pé,

 

Mi roprézant' o nom d’in peup konsian ki anfin i rouve son zieu,

Une nation sans barrières ni frontières,

Le Louvre de ceux, 

Qui sont loin de toutes ségrégations ethniques,

Qui découvrent ou savent que,

Le bon esprit se sent et se voit dans les yeux,

Noir, jaune, blanc,

L’important, n’est-ce pas de faire un juste milieu ?

Personne ne nait mauvais, pourtant, combien d’enfants,

Deviendront meurtriers avant leur 20 ans ?

Combien iront en prison pour avoir voulu faire comme les grands ?

Ce serait l’éducation des adultes qu’il faudrait avant tout refaire,

Alors peut-être qu’il y aurait une possibilité de réduire les effets du malin et de s’en défaire,

Bien qu’il arrive par surprise,

Difficile de ne pas se laisser tenter à sa guise,

Contre les mauvaises impulsions faut d’la maîtrise,

 

Où est passé le monde sans télé,

Ce monde où les jeunes avaient du respect pour les anciens,

Ce monde où les filles ne rêvaient pas toutes de devenir mannequin,

Mon époque explose dans la communication, la mondialisation mais bizarrement,

Le monde recule à pas de géant,

La guerre, la violence, le voyeurisme fascinent les gens,

J’ai le dernier portable de la mort et pourtant,

 Je ne connais même pas mes propres voisins.

Y a un truc qui tourne pas rond là j'crois…..

Je crois, j’ai foi, même si je vois,

Que les gouvernements provoquent les conflits,

Et que c’est le peuple qui a chaque fois pâti,

Palestine, Irak, Tchétchénie ne sont que des tristes exemples actuels,

Y a décalage horaire, sommes-nous sur la même Terre?  Toute cette barbarie est-elle bien réelle ?

 

Tout homme aspire à la paix et désire aussi assouvir ses petits plaisirs voilà où on en est !!

Quand je suis petit je veux du lait,

Peu après, j'veux des jouets,

Une décennie et demi et j'veux regarder la télé dans ma chambre,

Qu’on me foute la paix !

 

TYZ’ 2004

Dans le Hip Hop

 

Dans le Hip Hop j’ y ai toujours mis mon cœur,

Cru en lui comme dans Jésus et sa bonne sœur,

Aujourd’hui, j’y ai perdu quelques convives mais ne conserve plus de rancœur,

C’est dans la merde que j’ai vu les vrais frères et sœurs,

 

Le rap militant continue de vivre dans ma tête,

Le rap business, j’laisse ça pour ceux qui s’entêtent,

A chercher les liasses avec leur tête,

J’ srais sûrement jamais connu, mais j’dirais dans mon rap ce que j’ressens vraiment,

Pour qu' l’esprit d’origine reprenne de l’avant, qu’il marque nos enfants,

Comme il m’a marqué quand j’étais adolescent,

Envahi par cette envie de tout déchirer, de défoncer des murs et d’ représenter,

De dénoncer l’système sans forcément penser à l’argent,

Où est donc passé cet esprit ? Parti avec Sydney et Dee Nasty, c’est rageant.

 

Je sais qu’une partie du monde a compris,

Qu’il faut de l’argent mais qu’l’important, c’est de vivre en harmonie,

Etre bien portant, avoir une famille, des amis,

Même si beaucoup d’entre nous ont souffert, on lâche pas l’affaire,

On s’dit qui y a pire ailleurs faut pas s’leurrer,

La plupart d’entre nous ne sont pas à la rue , arrêtons de pleurer,

Mes visions se situent dans un idéalisme perdu,

Ma voix le haut parleur d’un réalisme déçu,

Par cette évolution,

Je continue avec la conviction,

Que cette mondialisation,

Est néfaste pour la Réunion,

 

Une envie de voir la vie prendre son essor,

A la vue de votre vie, j’entrevois mon sort,

Du chemin qu’il me reste jusqu’à la mort,

Prenez en main votre destin, faites en sorte d’ être bien,

Vous ferez mon réconfort,

 

Changement de vie, changement de cap,

La trentaine, on survit quand le rap nous rattrape,

 

Oh man, il faut que tu comprennes,

Du meilleur de nous il faut que l’on se souvienne,

Oh man, faut pas que les cons prennent le dessus,

Que notre génération soit à jamais perdue.

 

Tyz'

 

  

 In lami

In lami na poin koulèr ni péi,

Kan mi galèr, gran kèr, li of a moin in ti kari in li,

Li é dan in mem léta despri,

Prier avec respect de son bonheur je m’réjouis,

Ne le jalouse pas quand il réussit,quand j’suis,

Dans la merde, avec l’entraide, on se démerde et oui,

Personne n’est parfait,

C’est en pardonnant des fois que l’on se refait,

Chacun a ses défauts ses qualités mais,

Combien de conflits sont dûs à une mauvaise communication,

Ladilafé, comment dissocier le faux du bon, des gens,

Quand le fond est faux, le sourire pour faire semblant,

Combien parlent bien avec toi par intérêt,

Puis à la première okaz par derrière vont t’enterrer,

Attérré ou lé, mé pa la pèn afolé

Un jour va arivé la lang va fourché

  

Un ami jamais ne trahit ni te hait,

Il t’accepte comme tu es,

Avec tes défauts tes qualités,

Et oui, personne n’est parfait,

C’est en pardonnant des fois que l’on se refait

Beaucoup d'amis aiment aussi apprécier la vie,

Ont pris conscience des vraies valeurs enfouies au fond de leur esprit,

Mon ami sait toujours ce que j’ai pu dire ou non,

Les critiques des comploteurs ne l’atteignent pas,

L’hypocrisie des imposteurs très vite se voient,

Si je suis à la rue, mon ami m’offre le toit,

Si je meurs de faim, il m’offrira son repas,

Si je meurs de soif il me dira, y a une fontaine là-bas,

Voilà pourquoi, bien souvent les amis se comptent sur les doigts d’une main,

Il est bien difficile de s’accepter et s’apprécier profondément entre humains.

 

Tyz'